Désarticulée.


Ou Lécultisardé.

Désarticulée.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 16:45

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:15

Les couvertures végétales recouvriront ces mots pâles d'une douceur un peu plus intense.

Les couvertures végétales recouvriront ces mots pâles d'une douceur un peu plus intense.



Elle n'avait ni hache, ni antiseptique, ni boussole. Son seul bagage était musical.


# Posté le dimanche 29 mars 2009 10:14

Modifié le mardi 04 août 2009 16:42

Les racines de la pomme de terre sauvage sont comestibles.

Les racines de la pomme de terre sauvage sont comestibles.


Regarder en arrière et ce dire que tout n'est pas perdu, se dire qu'on peut encore gagner, gagner et devenir le lieutenant de notre existence, voila, c'est ceci qui anima la pieuvre. La pieuvre du désir. L'espoir est là. Tend la main.
Regarde.

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 16:25

Modifié le mardi 04 août 2009 16:35

Fairbanks.

Fairbanks.
Saveur Pistache.


« Finalement, la vie c'est quoi ? La vie, c'est un chewing-gum. Au début, on le mâche frénétiquement comme un désir compulsif. Sous l'effet du temps, il vieillit, on en perd le goût. On essaye de ne pas le jeter, de ne pas le gaspiller, d'en profiter encore un peu. Pourtant malgré nos efforts pour le conserver, il durcit. On finit donc par l'abandonné au coin d'une rue, sous une table, derrière un radiateur. Dans sa phase terminale qui le contraint à l'immobilité, il se dégrade lentement pour disparaître. Seul, oublié du reste du monde. Sauf peut-être de ceux qui se sont assis ou ont marché dessus.
Ma vie, moi, a la saveur d'une pistache, non, pas de cette pistache rance qui hante avec véhémence votre placard, elle a l'exotisme, la douce âpreté d'une pistache exquise, subtile fraiche et craquante. Je vous conseille de regarder le plafond sous une douche brûlante à souhait, cela lavera votre chagrin, éteindra votre animosité et apaisera vos ardeurs. »


Louise a toujours été à part. C'est le genre de fille dont on rêve la nuit, dont on cherche en vain le sens. Parfois j'y songe encore, j'aurais voulu être à l'intérieur de son cerveau et accompagner ses neurones tout au long de leur chemin sinueux. Elle sentait la pistache. Enfin, ma tête enfouie dans son cou, l'a toujours interprété comme tel. Elle était hors du commun, ses cheveux subissaient toutes sortes d'expérience passant du vert au rouge et du rouge au bleu. Elle était toujours joyeuse et son rire emmenait ceux qui la fréquentaient ailleurs, dans une dimension où tout était possible. C'était comme un tourbillon de couleur, un tourbillon de bonheur où l'on se noyait volontiers. Elle était belle pour qui savait observer, même cachée sous un enchevêtrement compliqué de vêtements.


Louise, c'était ma meilleure amie. Je l'admirais tellement. Elle avançait surement et tellement rapidement sur ce chemin. Jamais elle ne faisait de faux pas, quoi qu'il arrive elle était naturelle, belle et heureuse. Je pense que le monde a toujours était à ses pieds, mais qu'elle ne s'en est jamais vraiment rendu compte. Il était impossible de ne pas la désirer. Un air de violon, une serviette chaude dans laquelle on s'enroule tendrement, un baiser, une main tendue, une pistache, une brise d'été, elle était mieux que tout cela réuni. Je l'aimais. Je n'ai jamais pu le lui dire. Oui, j'étais amoureuse d'elle. Mon c½ur s'est toujours arrêté lorsqu'elle me prenait dans ses bras. Jamais je n'aurais pu le lui avouer. Je suffoquais de la voir s'éloigner et pleurer de l'imaginer dans les bras d'un autre. Je n'avais jamais été amoureuse d'une fille. Elle était la seule, et le demeurera toujours. Maintenant qu'elle n'est plus là, c'est encore pire. Son image me hante, et chaque nuit elle me poursuit au fil d'une mélodie, de la mélodie de sa vie qui s'interrompt alors brusquement, je la vois tomber, tomber, tomber, et je veux sauter mais la dernière note me retient toujours, une paroi de verre s'installe alors et j'assiste paralysée à son agonie, à la destruction de son corps et à la décadence de son âme.


« Mais la vie finalement de vaut plus rien lorsqu'on en a perdu la saveur, comme ce bout de chewing-gum je durcis. Mais pourquoi ? Extérieurement j'ai tout pour être heureuse. Mais dans mes songes les plus profonds, il est là et il m'attend pour vivre encore ces instants d'éternité. Les jours sont devenus mes songes et les nuits mes réalités. Je m'évade alors vers ces horizons en sa compagnie, il n'est là que pour moi, invisible des autres, nous sommes seuls, lui et moi à l'intérieur de mon esprit. Un univers et un lien se sont tissés, je dois partir le rejoindre. Je suis amoureuse de mon rêve. Le réel ne m'intéresse plus depuis que je l'ai compris. C'est un fantasme, une utopie, mais cela a empoisonné mon sang et chacune de mes secondes. Il est impossible de continuer ainsi. Là-bas c'est tellement mieux, dans ce pays où les nuages ne sont plus inaccessibles.»


L'herbe est humide. L'animal se met alors à lécher, lentement. Il suit la piste. L'odeur salée est désormais présente partout. Un festin attend ce charognard. S'il avait été atteint d'un peu d'humanité, il aurait reconnu dans le gout sang la saveur d'une pistache.



Une nouvelle que j'ai écrite.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 18:54

Modifié le lundi 10 août 2009 07:54

Dévaliser son âme.

Dévaliser son âme.
Je vais te flinguer. Tellement de rage dans tes yeux. Oui tes yeux. Tes yeux. Ces yeux, combien de fois. Combien de fois je m'y suis noyée. Eprise du courant d'air, eprise de toi, eprise de ce que je ne pouvais atteindre. Je vais te flinguer. T'es là. Devant moi. J'aimerai défoncer tes dents. Te faire souffrir, regretter. Il neige dehors. Et je te laisse, planté là. Tes yeux, vides. Je m'en vais. Le tournis. J'ai le tournis.
Merde.
Qu'est ce que j'ai fait.

# Posté le lundi 06 juillet 2009 17:31

Modifié le mardi 04 août 2009 19:45